Attentats à Paris : pas de psychose dans la Nièvre mais des inquiétudes et des précautions

Les sociétés privées sont appelées pour des opérations de surveillance, notamment dans ou aux abords des commerces. - Christophe MASSON
Les sociétés de sécurité du département reçoivent de nouvelles demandes de surveillance d’établissements depuis les attentats, vendredi, à Paris. Pas de psychose mais des inquiétudes qui devraient perdurer…
Ce n’est pas une psychose. Juste des inquiétudes. Des précautions après les attentats qui ont fait cent vingt-neuf morts, vendredi, à Paris. Dans la Nièvre comme dans nombre de départements, les commerçants, voire les administrations, sollicitent les sociétés de sécurité privées, depuis le week-end dernier, pour mettre en place une surveillance ou la renforcer.
« Depuis les attentats, nous avons reçu quatre demandes de missions auprès de commerces de Nevers et sa périphérie », constate Franck Martinez, la gérant de SPR (Sécurité Protection Rondes), société de près d’une trentaine de salariés installée à Nevers et Bourges (Cher).
Rondes nocturnesL’entreprise a été contrainte de procéder à l’embauche d’employés en contrat à durée déterminée pour répondre aux sollicitations. « Les gens sont de plus en plus inquiets. Ils se posent des questions. »
« C’est plus calme depuis mardi mais nous avons été pas mal contactés lundi matin », confie un de ses confrères de Cosne-sur-Loire, à la tête d’une équipe d’une quinzaine d’agents de sécurité.
Une dizaine de demandes de surveillance, directement liées au contexte des attentats, sont arrivées sur la boîte mail ou la ligne téléphonique de cette société, obligeant sa direction à un renfort de personnel.
Surveillance en journée voire gardiennage vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour réduire au maximum les risques sont au programme de cette société cosnoise mais aussi de celle de son homologue neversoise qui parle de « rondes nocturnes » sur certains sites. « Les premières demandes sont tombées samedi matin », reprend Franck Martinez. Se succèdent alors des sollicitations pour une surveillance nouvelle dans les plus brefs délais ou un renforcement du dispositif existant.
« J’ai été appelé pour une conférence à l’Institut supérieur de l’Automobile et des Transports (Isat), samedi prochain, à Nevers », cite en exemple Mamadou Siou, à la tête de la société neversoise éponyme de trois salariés. Et « des personnes prennent contact en prévision de la fin de l’année », poursuit Franck Martinez.
Des contacts noués pour unesurveillance en fin d’annéeAvec l’afflux de clients dans les magasins pour les fêtes à venir, la multiplication des marchés de Noël…, ces sociétés privées ne vont pas chômer. Comme les centaines de policiers et gendarmes nivernais également mobilisés pour assurer la sécurité de leurs concitoyens…
Ludovic Pillevesse
Previous
Next Post »